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La MaXi-Race : un trail de 100 km autour du lac d’Annecy

Publié mer. 26 août
Avec ses 6 000 m de dénivelé et ses panoramas à couper le souffle, la MaXi-Race est un incontournable pour tout adepte de trail running. Notre collègue Guillaume a relevé le défi et revient sur les différentes phases avant et pendant l’événement.
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Guillaume Laruelle

Responsable de département outdoor et travel à l’A.S.Adventure Pommerloch

  • Aime le trail running, les sports de montagne et les sorties en pleine nature
  • En plus de la MaXi-Race en France, a déjà participé à plusieurs trails longue distance : le Bastogne-Wiltz-Bastogne, le Trail du Grand Est Alsace, l’Infernal Trail des Vosges et l’OHM Trail

La MaXi-Race : un trail emblématique autour du lac d’Annecy

La MaXi-Race est un nom bien connu dans le monde du trail. L’épreuve principale est un ultra-marathon d’environ 100 km avec quelque 6 000 m de dénivelé qui fait le tour complet du lac d’Annecy. Le parcours offre des vues à couper le souffle sur le lac à l’eau turquoise, entouré de sommets montagneux escarpés. D’autres variantes plus courtes sont proposées si vous ne pouvez pas parcourir la distance totale ou si vous souhaitez effectuer le parcours en 2 jours. 

L’événement attire chaque année des milliers de participants. Pour l’édition 2026, il y a eu 12 vagues de départ d’environ 250 coureurs chacune, soit un total d’à peu près 3 000 coureurs. Quant aux heures de départ, elles ne sont pas pour les lève-tard : les dernières vagues partent vers 3 h 20 du matin, avec des temps de passage stricts tout au long du parcours. Si vous ne les respectez pas, vous devez vous arrêter.


Un coureur avec sac à dos monte un étroit sentier parsemé de rochers et de racines.

La préparation : s’entraîner sans vraies montagnes

Guillaume fait du trail running depuis 2019 et parcourt régulièrement des distances allant de 10 à 70 km. Pour la MaXi-Race, il a suivi un programme de 3 à 4 entraînements par semaine, en variant l’intensité et le dénivelé. « En Belgique, nous n’avons pas vraiment de montagnes pour nous préparer de manière optimale, alors il a fallu chercher des pentes et s’entraîner avec des poids : parfois légers, parfois avec une charge supplémentaire », explique Guillaume.

Mais la préparation ne se passe pas toujours comme prévu. Sa compagne aurait normalement dû s’occuper du ravitaillement, mais en raison d’imprévus, il a dû porter son matériel lui-même. « Ce poids supplémentaire finit par peser lourd sur une telle distance. » En plus de ces kilos supplémentaires, il a dû faire face, en début de semaine, à une gastro-entérite, ce qui a fortement impacté sa condition physique ainsi que sa digestion lors de la course.


La course : du départ dans la nuit jusqu’à la moitié du parcours

À 3 h 20, le départ était donné pour Guillaume. Les premiers kilomètres ont défilé à toute allure et il a pris une belle avance par rapport aux temps de passage. Mais le doute s’est ensuite installé : jusqu’au trentième kilomètre, son estomac sensible l’a empêché de manger ou de boire quoi que ce soit. Pourtant, il a tenu bon. Vers 14 h 15, grâce à sa détermination, il a atteint le point de mi-parcours à la Tête des Perches, avec plus de 46 km et 3 000 m de dénivelé positif dans les jambes.

C’est là qu’il a dû prendre une décision. « Je savais purement et simplement que je n’atteindrais pas le prochain point de passage avant l’heure limite. C’était dur d’abandonner, mais c’était la décision la plus raisonnable », reconnaît Guillaume. Ce fut son premier DNF (Did Not Finish, soit « n’a pas terminé »). « La pilule a été dure à avaler sur le moment, mais ça m’a donné une leçon très précieuse pour l’avenir. »


Trois coureurs avancent sur une route dans un paysage montagneux au crépuscule.

Une leçon pour le mental : un DNF n’est pas un échec

« C’était la première fois que j’abandonnais un trail. Ça fait un peu mal sur le moment, mais avec le recul, je ressens surtout de la fierté », admet Guillaume. Pour lui, le trail running n’est ni une « mission » ni une obligation, mais une passion. « Il faut continuer à y prendre du plaisir, même dans les moments difficiles. Parfois, la nature importe plus que le chrono. »

Il a ainsi profité pleinement du cadre : des panoramas saisissants à plus de 1 800 m d’altitude, des bouquetins sauvages, un magnifique lever de soleil dans les montagnes et une ambiance unique entre les coureurs. « Pendant la course, tout le monde s’entraide. Si quelqu’un tombe ou a une crampe, les autres participants s’arrêtent immédiatement pour venir l’aider. C’est une expérience radicalement différente des courses sur route. »


« J’ai beaucoup apprécié l’ambiance unique qui régnait entre les coureurs ! »

Une personne se repose dans l’herbe avec ses chaussures et bâtons face au paysage montagneux.

La nutrition et l’hydratation : trouver le bon équilibre

Lors d’une course longue distance, il est essentiel de s’alimenter et de s’hydrater correctement. Guillaume a débuté la course en mangeant des barres énergétiques puis, au fur et à mesure qu’il enchaînait les kilomètres, il est passé à des purées, plus faciles à digérer. « Le corps doit faire un choix : le sang doit-il aller vers les muscles ou l’estomac ? À un moment donné, ce sont les muscles qui l’emportent pendant une telle course », explique Guillaume.

Son programme d’hydratation était également un travail de précision. Grâce à un mélange d’eau et d’électrolytes, il n’a pas été déshydraté, même s’il lui a fallu trouver le bon équilibre. « Trop d’électrolytes ralentissent en effet l’élimination des déchets. » Dès que la chaleur se faisait ressentir, il versait de l’eau glacée dans sa casquette pour se rafraîchir.


Infos pratiques : participer à la MaXi-Race

  • Période : fin mai/début juin (l’édition 2026 a eu lieu fin mai)
  • Inscriptions : un nombre minimum de points ITRA est requis (points accumulés en terminant des trails reconnus), les places sont limitées et les courses sont rapidement complètes
  • Hébergement : en appartement ou en camping près d’Annecy, à réserver à l’avance
  • Niveau : avancé à très avancé, une excellente condition physique et une expérience des longs trails et du dénivelé sont indispensables
  • Matériel : certains éléments sont obligatoires (comme une lampe frontale)

Les parcours : les différents défis de la MaXi-Race

L’événement propose un défi adapté à chaque type de coureur de trail. La course phare est bien entendu la MaXi-Race : un circuit spectaculaire et exténuant de 94 à 100 km, avec environ 6 000 m de dénivelé positif. Si vous cherchez plutôt une moitié de parcours, il y a le Marathon-eXpérience, qui a une distance d’environ 45 km avec un dénivelé positif compris entre 2 800 et 3 000 m. Il existe par ailleurs des parcours plus courts, comme la Short-Race (environ 16 à 26 km) et différentes courses de relais. Quelle que soit la distance que vous choisissez, le parcours vous mènera à travers des pentes raides, des sentiers techniques, des forêts ombragées et des plaines montagneuses ouvertes offrant de magnifiques vues sur le lac d’Annecy.

Guillaume a couru la MaXi-Race jusqu’à la moitié, mais insiste tout de même sur le fait que participer vaut le coup, même si l’on ne termine pas la course. En effet, pour ceux qui s’arrêtent au kilomètre quarante-six, il existe un classement distinct : le MaXi-Challenger. « Les 46 premiers kilomètres sont déjà inoubliables », déclare-t-il.


Vue panoramique sur un lac turquoise, une vallée et des montagnes à travers des branches vertes.

Qu’avez-vous besoin d’emporter ? Les indispensables de Guillaume

  • Des chaussures de trail : « J’ai couru avec les Agility Peak 6 de Merrell. Elles offrent moins d’amorti que mes Hoka habituelles, mais c’est justement grâce à cela que mes genoux ont mieux réagi. Et l’adhérence est incroyable. »
  • Un t-shirt et un short de sport Ayacucho : « Des vêtements de sport respirants et à séchage rapide sont essentiels. »
  • Un système d’hydratation : « J’avais au total 2 l de liquide sur moi. »
  • Une lampe frontale : « J’ai choisi une lampe Petzl. L’éclairage automatique est impressionnant, mais quand il y a beaucoup de monde, je préfère utiliser le mode fixe. »
  • Une montre de sport : « J’utilise ma Garmin fēnix 7X au quotidien. Elle m’aide à analyser mes entraînements et me donne les informations dont j’ai besoin sur ma récupération. »
  • Des bâtons de trail : « Ils étaient rangés dans une housse (quiver) fixée à mon gilet de running. Cela me permettait de les ranger ou de les sortir rapidement pendant la course sans m’arrêter. »

Cap sur la prochaine aventure !

Est-ce que Guillaume en a marre du trail ? Absolument pas ! Il attend déjà avec impatience son prochain défi : les 100 km du Bastogne-Wiltz-Bastogne, le 27 décembre 2026. « Disons que je laisse maintenant un peu de temps à mes jambes pour se remettre, avant de terminer l’année en beauté sur le plan sportif. »



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