Pour Brent, Zinal était comme un retour aux sources. Il y était déjà allé lorsqu’il était enfant et, cet été, il y est retourné pour une semaine au grand air. « J’y suis allé avec ma copine et ma famille pour faire de la randonnée. Et j’ai également fait quelques courses de trail en solo. »
Ses journées commençaient souvent tôt. « Je me levais à 6 h du matin et je faisais un petit trail de 5 à 7 km, avant qu’il n’y ait trop de monde sur les sentiers. Le buffet du petit déjeuner n’était pas encore ouvert à cette heure-là, je courais donc "avec mes réserves". Ensuite, je prenais un repas copieux et je repartais avec enthousiasme dans les montagnes pour une nouvelle randonnée. »
« Dans les montagnes suisses, un seul virage suffit pour se retrouver face à un paysage époustouflant. C’est ça, la nature à l’état pur ! De vastes espaces à perte de vue. Et en chemin, j’apercevais des rapaces, des chèvres de montagne sauvages, des cerfs et des marmottes. » Les moments forts ? « Le glacier de Moiry dans toute sa splendeur avec les eaux bleu azur du barrage, l’ascension sportive du Roc de la Vache avec ses 1 000 m de dénivelé et le Bisse de Torrent-Neuf avec ses ponts suspendus et ses précipices qui vous incitent automatiquement à ralentir le pas, ne serait-ce que pour admirer davantage le paysage. »
« Ma règle d’or : manger avant le coup de barre. Surtout lors d’un trail. »
Brent
« En réalité, j’avais emporté deux sacs à dos avec moi : un sac à dos à la journée pour les randonnées et un sac à dos de trail compact pour le trail running. Cela me permettait d’alterner facilement entre les deux en fonction de la météo et du programme. »
• Un sac à dos à la journée (± 30 l) avec housse de pluie : pour les randonnées et en cas de météo variable. La housse de pluie est également très pratique pour garder votre sac à dos propre lorsque vous le posez par terre.
• Un sac à dos de trail (± 12 l) : confortable et léger, il permet de tout avoir à portée de main. L’idéal pour les sorties rapides, mais moins adapté si vous souhaitez emporter tout « par mesure de précaution ».
• Des chaussures : Brent portait des chaussures de trail (ce qui va à l’encontre de nos conseils qui préconisent de porter des chaussures de montagne hautes), car ses chevilles sont bien entraînées grâce au trail running. Pour lui, l’amorti, la respirabilité et l’adhérence étaient essentiels.
• Un short de running et des t-shirts/hauts : légers, à séchage rapide et conçus pour rester confortables même en cas de transpiration importante.
• Des chaussettes de randonnée : pas d’excès de rembourrage, mais des chaussettes qui respirent bien et qui préservent le confort de vos pieds, même après des heures de marche.
• Des bâtons (de trail) : « C’est comme si j’avais deux jambes supplémentaires. » Brent les trouve particulièrement utiles en montée pour garder le rythme, pour répartir le poids et soulager les cuisses.
• Une casquette : à séchage rapide et anti-UV. « À chaque petit ruisseau, je la trempais dans l’eau glacée pour me rafraîchir la tête. Un vrai bonheur. »
• Une veste imperméable : en montagne, la météo peut rapidement changer du tout au tout. Une couche imperméable n’est alors pas un luxe.
• Un filtre à eau : pour vous éviter de transporter des litres d’eau. Il suffit de filtrer, de boire et de reprendre la route. « L’eau des glaciers a un goût encore particulièrement "pur", même si c’est peut-être simplement une impression. »
• Une gourde : une seule suffit si vous pouvez la remplir en cours de chemin.
• Des en-cas : des gels pour la course à pied + des « collations gourmandes » pour la randonnée, comme des barres, des biscuits, des bonbons, etc. « C’est ce qui me fait tenir pendant les longues ascensions. »
• Un GPS ou une montre de sport : avec cartes hors ligne + profil d’altitude. « Pratique pour voir combien de montées il reste à grimper. »
• Des lunettes de soleil : pour protéger vos yeux du soleil lorsque vous êtes en altitude.
• Une batterie externe : « Chaque virage cache un endroit photogénique. » Et les photos, ça consomme de la batterie.
• Un casque : « Lorsque je cours, j’utilise un casque Shokz à oreilles ouvertes, de manière à toujours entendre ce qui se passe autour de moi. »
• Un téléphone + une carte eSIM : « La Suisse n’étant pas membre de l’Union européenne, les règles européennes sur l’itinérance gratuite ne s’y appliquent pas. Une carte eSIM (exemple : Revolut ou Holafly) est une solution pratique pour avoir des données mobiles à moindre coût en Suisse sans carte physique, ce qui vous évite des frais d’itinérance exorbitants. Il est également important de savoir que dans les montagnes, il n’y a généralement pas de réseau. Dans ce cas, un communicateur satellite peut être une solution. »
• De la crème solaire : en altitude, on attrape des coups de soleil plus vite qu’on ne le pense. Brent a d’ailleurs connu des journées très chaudes avec peu d’ombre.
• Une trousse de secours : petite, mais rassurante. Pour les ampoules, les blessures et les égratignures.
• Une couverture de survie : « C’est comme un casque de vélo : on espère ne jamais en avoir besoin. » Mais en cas de problème, on est bien content de l’avoir dans son sac à dos.
• Des chaussons/tongs : dans les hôtels ou refuges de montagne, les chaussures de randonnée sont souvent interdites. Confortables pour vos pieds, ils vous donneront l’impression d’être en vacances.
« Lorsque je suis au sommet d’une montagne comme celle-ci, je me sens à la fois invincible et très humble. »
Brent
La philosophie de Brent en matière de sac à dos est simple : allier confort et sécurité, sans excès. Il n’est pas nécessaire de tout emporter, mais les essentiels doivent être dans votre sac. Surtout si vous grimpez en altitude par temps chaud, ou quand les sentiers se révèlent soudain moins bien tracés que sur votre application.
Et cela, il l’a ressenti tout particulièrement lors d’un trail en solo planifié via Komoot. Sur le papier, le parcours semblait tout à fait faisable, mais en réalité, il était plus raide, plus lent et plus technique que prévu. Des arbres étaient couchés sur le sentier, des champs de neige l’obligeaient à faire demi-tour et, surtout, il n’y avait aucun réseau. « J’ai mis beaucoup plus de temps que prévu. J’avais les jambes qui tremblaient, mes réserves d’énergie étaient à plat et j’avais ce sentiment désagréable de me dire "s’il m’arrive quelque chose maintenant... qui puis-je contacter ?" » La fois d’après, il emportera un communicateur satellite.
Et pourtant, cette même semaine-là, il contemplait avec un large sourire le glacier de Moiry et son eau de fonte d’un bleu si intense qu’il semblait presque surnaturel. « C’est précisément ce contraste qui rend la montagne si addictive. »

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